L’Internet regorge d’initiatives d’auto-régulation, mais l’une d’elles se distingue particulièrement : l’Internet Positioning European Association (IPEA). Cette association à but non lucratif, fondée par des professionnels français du référencement, s’affirme comme l’interlocuteur clé des acteurs du secteur, notamment les moteurs de recherche. Au cœur de ses actions se trouve une charte de déontologie, conçue pour lutter contre le « spamdexing », une pratique nuisible qui altère la qualité des résultats de recherche. Les membres de l’Ipea s’engagent à respecter des principes éthiques stricts. Ils s’interdisent de soumettre à des annuaires des sites promouvant des activités illégales ou immorales, ou encore des sites utilisant des noms trompeurs pour améliorer leur classement. De plus, l’utilisation abusive de mots-clés ou de marques sans autorisation est proscrite. Ces mesures visent à garantir une recherche en ligne plus fiable et respectueuse. Cette initiative soulève des attentes vis-à-vis des moteurs de recherche, qui doivent également prendre leurs responsabilités, notamment en matière d’indexation de contenus illicites. En effet, leur statut d’irresponsabilité conditionnelle, tel que stipulé par la directive sur le commerce électronique, ne les protège pas totalement. Ainsi, codifier leurs pratiques pourrait s’avérer bénéfique pour l’ensemble de l’écosystème numérique. Cette charte pourrait inspirer d’autres acteurs à renforcer l’intégrité du web.
Les codes de conduite et autres initiatives d’auto-régulation foisonnent sur l’internet.
En voici une lancée récemment et qui mérite le détour : quelques professionnels français du référencement ont créé une association à but non lucratif baptisée IPEA (Internet Positioning European Association).
L’IPEA se veut l’interlocuteur privilégié des principaux partenaires des entreprises de référencement que sont les outils de recherche (moteurs de recherche et annuaire).
A cet effet, l’IPEA a mis au point une « charte de déontologie », qui tend en particulier à lutter contre le « spamdexing » (sorte de spamming visant les outils de recherche).
Les membres de la charte s’interdisent ainsi notamment de :
- soumettre à des annuaires des sites faisant la promotion d’activités illicites ou dégradantes (piratage, racisme, sectes, pédophilie, etc.).
- soumettre à des annuaires des sites avec un nom « litigieux » n’ayant a priori rien à voir avec l’intitulé « réel » du site et ne servant qu’à des vues de meilleur classement, sauf s’il s’agit de l’intitulé KBis de l’entreprise.
- soumettre à des moteurs de recherche des sites par répétition abusive de mots clés ou par utilisation de mots clés inadéquats avec le contenu du site, de marques ou de noms sans liaison avec le site ou faisant mention de marques déposées sans autorisation.
Il reste à espérer que cette initiative donnera des idées aux outils de recherche dont la responsabilité n’est pas exclure, en particulier en cas d’idexation de contenus illicites.
En effet, les outils de recherche ne sont pas visés par le régime d’irresponsabilité conditionnelle institué par la directive sur le commerce électronique, de sorte qu’il est dans leur intérêt de codifier leurs pratiques en la matière.
Pour plus d’informations :
– Faire une recherche sur ce site par les mots clés metatag et moteur.
– Notre dossier sur la responsabilité des outils de recherche sur ce site .
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