Précédent

Je voudrais de la viande, des légumes … et des produits bancaires

À partir de mai, les clients de Delhaize auront la possibilité de découvrir une offre inédite : des produits bancaires directement dans leur hypermarché. En collaboration avec la banque ING et la carte de fidélité Delhaize Plus, qui compte près de 300 000 utilisateurs en Belgique, cette initiative se décline en quatre formules pratiques. Les clients peuvent choisir d’augmenter le montant de leur paiement afin de faire fructifier leur épargne, acheter des coupons-épargne, convertir leurs bons d’achat en économies, ou encore gérer leur compte épargne traditionnel depuis le magasin. Cette innovation permet aussi d’accéder facilement à son compte épargne aux heures d’ouverture, avec la possibilité de retirer jusqu’à 250 € par semaine. De plus, les taux d’intérêt offerts varient entre 2 et 3 %, ce qui constitue un attrait supplémentaire pour les consommateurs. Bien que cette initiative soit expérimentale, elle témoigne d’une évolution significative dans le secteur de la grande distribution, qui cherche à allier consommation et services financiers. D’autres enseignes comme Cora et Carrefour ont déjà fait des avancées similaires, intégrant des services bancaires à leurs cartes de fidélité. L’avenir semble prometteur avec la possibilité d’une carte unique combinant fidélité et services financiers, promettant une expérience d’achat simplifiée et enrichie pour le consommateur. Cette tendance soulève des questions juridiques importantes sur les paiements électroniques, à suivre de près.

Dès le mois de mai, à côté de la boucherie et des légumes, les clients trouveront dans leur hypermarché Delhaize des produits bancaires ! La nouvelle initiative de Delhaize est lancée avec la collaboration de la banque ING et se base sur la carte de fidélité Delhaize Plus (près de 300.000 porteurs en Belgique).

Les clients ont le choix entre 4 formules :

  1. Lors du paiement à la caisse au lieu de payer le montant des courses, je paye un peu plus (montant laissé à la libre appréciation du client), et la différence va sur un compte épargne ;

  2. J’achète un coupon-épargne (de 5 à 50€) comme un autre produit du magasin : le prix est porté en compte avec le reste des courses et va sur un compte épargne ;

  3. Au lieu d’utiliser mes bons d’achat dans le cadre du programme de fidélité Delhaize Plus, je verse directement ces bons sur un compte épargne ;

  4. Je crédite ou débite mon compte épargne Delhaize à partir de n’importe quel autre compte, comme un compte épargne classique.

Avantage non négligeable : chaque caisse du magasin est une banque en soi, puisque le client peut accéder à son compte aux heures d’ouverture du magasin et retirer de l’argent (jusqu’à 250 € par semaine).

Bien entendu, le compte épargne rapporte (entre 2 et 3%).

Certes, cette proposition est quelque peu expérimentale, mais elle marque bien l’évolution ? En effet, ce n’est pas la première fois que la grande distribution montre son dynamisme sur ce terrain. Delhaize avait déjà modifié sa carte de fidélité Delhaize Plus : via une domiciliation bancaire, les courses sont débitées 48 heures après l’achat directement du compte en banque. Cora dispose d’un service plus poussé puisque le client dispose d’une somme disponible (crédit revolving) liée à sa carte de fidélité et aux points engrangés. Carrefour Belgium propose quant à lui sa carte Pass qui permet d’étaler les paiements ou de bénéficier d’autres formes de crédit. Il n’y a pas encore de lien avec sa carte de fidélité Happy Days mais cela ne saurait tarder. En France, Carrefour, pionnier comme tous les distributeurs français, est quasiment devenu un organisme financier : ouverture de crédit, formules de financement, bancassurance, etc. Le tout, lié à la carte de fidélité. Tous annoncent pour bientôt la carte unique : un seul et même support pour jouer le rôle de carte de fidélité, de carte de banque, de carte de paiement, etc.

Nous avons déjà rappelé quelques enjeux de cette évolution au niveau du droit, et nous renvoyons sur ce point à notre précédente actualité.

Pour ceux qui s’intéressent aux aspects juridiques des transferts électroniques de fonds et des paiements électroniques, nous renvoyons à l’analyse de la nouvelle belge.

Vous avez besoin d'un avis personnalisé
ou d'une aide juridique ?

Contactez-nous
Droit & Technologies
close

Ce site n'utilise que des cookies strictement nécessaires à son fonctionnement, qui ne nécessitent pas de consentement de votre part. Bonne visite.

OK