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Vie privée et communications électroniques

Le 12 juillet 2002, la directive 2002/58/CE, relative à la vie privée et aux communications électroniques, a été adoptée, élargissant ainsi le cadre de la directive précédente de 1997. Cette nouvelle législation a introduit des concepts novateurs comme les données de localisation et les services à valeur ajoutée, tout en établissant le principe fondamental de l’obtention préalable du consentement (« opt in ») pour le traitement des données personnelles. Cela s’applique aussi bien aux communications électroniques non sollicitées qu’aux annuaires d’abonnés. Malgré l’importance de ces dispositions, la transposition des mesures anti-spamming dans le droit belge a été effectuée grâce à la loi du 11 mars 2003. En revanche, d’autres normes essentielles de la directive n’ont pas encore été intégrées dans la législation nationale, alors qu’elles devaient l’être avant le 31 octobre 2003. Cette situation a conduit la Commission européenne à engager une procédure en manquement contre la Belgique, lui laissant un délai de deux mois pour répondre. Cette affaire met en lumière les défis liés à l’harmonisation des législations nationales avec les normes européennes, soulignant l’importance d’une protection efficace de la vie privée dans le cadre des communications électroniques. La décision qui suivra pourrait avoir des implications significatives pour la réglementation des données personnelles en Belgique et au-delà.

Le 12 juillet 2002 était adoptée la directive 2002/58/CE « vie privée et communications électroniques ».

Cette directive élargit le champ d’application de la directive 97/66/CE, qui était limitée au secteur des télécommunications et qui a été abrogée le 31 octobre 2003.

Elle introduit, en outre, différents concepts qui n’étaient pas repris dans la directive 97/66/CE, tels que les données de localisation ou les services à valeur ajoutée.

Par ailleurs, elle impose le principe de l’obtention préalable de la personne concernée (« opt in ») en ce qui concerne le traitement de données à caractère personnel tant dans le cadre des communications électroniques non sollicitées que des annuaires d’abonnés.

Toutefois, si les dispositions « anti-spamming » ont été transposées en droit interne par la loi du 11 mars 2003, tel n’est pas le cas des autres normes contenues dans le texte communautaire, qui devaient pourtant se voir intégrées dans notre droit avant le 31 octobre 2003.

La Commission a, dès lors, engagé une procédure en manquement à l’encontre de la Belgique. L’Etat a à présent deux mois pour formuler ses observations…

Annexes

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