Les récentes décisions de grandes chaînes de distribution comme Wal-Mart et BestBuy de ne proposer que des films en Blu-Ray portent un coup dur à Toshiba et à son format HD-DVD, qui se voit désormais abandonné par d’importants studios tels que Warner et Disney. En réponse à cette défaite, Toshiba a annoncé l’arrêt de son programme HD-DVD, entraînant avec lui ses partenaires, NEC et Microsoft. Cette situation pave la voie à la domination du Blu-Ray, soutenu par des géants comme Sony et Matsushita. Bien que HD-DVD et Blu-Ray semblent similaires de l’extérieur, leurs différences techniques sont notables. Un HD-DVD simple stocke 15 GO, contre 25 GO pour un Blu-Ray simple couche, avec des capacités allant jusqu’à 50 GO pour les deux formats en double couche. La fabrication moins coûteuse du HD-DVD sur les lignes de production existantes lui donnait un avantage de prix, mais cette différence s’estompe. Cependant, l’avenir du Blu-Ray soulève des préoccupations quant au coût des lecteurs. Bien qu’un lecteur Blu-Ray puisse lire des DVD, l’inverse n’est pas vrai, ce qui obligera les consommateurs à investir dans de nouveaux appareils. Ce changement pourrait également favoriser les services de vidéo à la demande, qui ne dépendent pas de supports physiques. Ainsi, face à ces évolutions, le paysage du divertissement à domicile est en pleine mutation, avec le Blu-Ray comme nouveau standard.
Ces derniers jours ont été un enfer pour Toshiba, le père du format HD-DVD. Wal-Mart, la plus grande chaine de distribution américaine a décidé de distribuer exclusivement les DVD gravés en Blu-Ray. Juste avant, la même annonce était faite par BestBuy, qui est à peine moins gros dans ce secteur. Et dans les semaines et mois passés, ce sont les studios Warner qui ont rejoint le clan déjà bien garni de ceux qui ne diffuseront dorénavant leurs produits que sur un support gravé au standard Blu-Ray (Sony Picture Entertainement, Disney, Twentieth Century Fox, MGM, etc.
La réponse de Toshiba ne s’est pas fait attendre : le japonais a reconnu sa défaite et a annoncé l’arrêt de son programme HD-DVD. Il entraine dans sa chute les autres promoteurs de cette norme que sont NEC et Microsoft.
La voie est donc libre pour Blu-Ray, la norme concurrente soutenue par Sony, Matsushita et Sharp, qui succèdera petit à petit aux DVD actuels.
Quelle est exactement la différence entre HD-DVD et BLU-RAY ?
Vu de l’extérieur, mis à part les mentions et les marques, les deux se ressemblent comme deux gouttes d’eau.
Pourtant, à l’intérieur, tout est différent. Un HD-DVD simple peut stocker 15 GO, voire 30 GO pour un HD-DVD double couche, et on annonce dans le futur proche 50 GO pour un DVD triple couche. On est donc loin du format BLU-RAY de SONY qui affiche d’entrée de jeu 25 GO de capacité de stockage pour un simple couche, et 50 GO pour un double couche d’ores et déjà disponible.
50 GO, cela représente environ 4h de vidéo en haute définition.
Pourquoi les tenants de l’HD-DVD tenaient-ils tant à privilégier un format dans lequel la capacité de stockage est moindre ? Tout simplement parce qu’un DVD à la norme HD-DVD est moins cher à fabriquer. En effet, il peut être fabriqué sur les chaines de montage des DVD actuels, ce qui n’est pas le cas de BLU-RAY.
Cela se traduit par un prix facturé au consommateur final qui est supérieur pour les films en Blu-ray. Les défendeurs de cette norme affirment toutefois que cette différence s’est fortement réduite ces derniers temps, que l’avantage financier n’est plus réellement déterminant et qu’il diminuera au fur et à mesure que les propriétaires de contenu adoptent la norme.
Le prix devient du reste un facteur d’inquiétude.
Il y a d’une part le prix du support qui augmentera puisque la chaine de montage doit être changée (il est vrai que cela se compense par une qualité très supérieure). Il y a d’autre part le prix du lecteur. Car si, en principe, un lecteur Blu-ray pourra toujours lire un DVD (certains affirment toutefois que la réalité est plus nuancée), en revanche un lecteur DVD ne sait pas lire le Blu-Ray. Bref, lorsque le Blu-ray supplantera totalement le DVD, il faudra modifier son lecteur pour être à même de le lire.
Si le prix du lecteur se révèle à court terme être un frein, parce que les consommateurs hésitent à changer leur matériel, d’autres pourraient alors profiter de la situation : les diffuseurs d’œuvres sans support (vidéo à la demande, etc.). Ceux-là s’affranchissent en effet du support, et ne manqueront pas d’utiliser l’argument sur le plan commercial.
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