Précédent

Le logiciel DEEZER et l’écoute gratuite de musique en ligne

L’émergence de Deezer.com a été marquée par une polémique autour de son prédécesseur, Blogmusik, lancé en 2006. Ce dernier offrait un service de streaming légal grâce à un accord avec la SACEM, permettant d’écouter une vaste sélection de morceaux. Cependant, en août 2007, un problème majeur est survenu : bien que Blogmusik ait signé avec la SACEM, il n’avait pas obtenu l’autorisation des producteurs, notamment de la maison de disques UNIVERSAL. Cette situation a conduit UNIVERSAL à dénoncer le site pour diffusion illégale de son catalogue. Face à cette opposition, Deezer a su naviguer dans les eaux troubles de l’industrie musicale. En mai 2008, après des négociations fructueuses, Deezer a enfin scellé un accord avec UNIVERSAL, lui permettant d’accéder à son répertoire contre rémunération. Cette avancée a été suivie par des accords similaires avec d’autres géants de la musique, dont SONY BMG et WARNER, consolidant ainsi la position de Deezer sur le marché. Ce qui distingue Deezer des plateformes de peer-to-peer, c’est son engagement à respecter les droits d’auteur en obtenant les autorisations nécessaires pour la diffusion de musique. Alors que EMI reste le seul grand label à ne pas avoir signé avec Deezer, la plateforme s’affirme comme un acteur incontournable du streaming musical, alliant légalités et accès à un large répertoire. En intégrant les droits des artistes, Deezer a su redéfinir le paysage de l’écoute musicale en ligne.

A l’origine de la controverse causée par le site Deezer.com, l’on trouvait le site Blogmusik qui avait ouvert en 2006 et permettait une écoute en streaming depuis le site ou en intégrant un lecteur flash sur son blog.

La société Blogmusik, en Août 2007, a annoncé l’ouverture d’un site Internet proposant gratuitement à l’écoute tout un répertoire de morceaux, et ce en toute légalité. Cette société a annoncé en même temps la signature d’un accord avec la SACEM. Cette dernière était à l’origine de la fermeture du précédent site, en raison de l’absence de rémunération des auteurs liée à la non-autorisation de diffusion nécessaire. Toutefois, bien qu’ayant signé un accord avec la SACEM, et donc avec les auteurs, Deezer n’avait obtenu aucune autorisation de la part des producteurs et maisons de disques. La maison de disques UNIVERSAL s’est donc, dès août 2007, plainte de cette absence d’autorisation, jugeant ainsi le site illégal. En effet, le site proposait à l’écoute des titres du catalogue d’UNIVERSAL, sans l’autorisation de celle-ci. Alors que la SACEM avait accepté la diffusion des morceaux de son catalogue pendant les négociations, UNIVERSAL a refusé cela, ce qui a paru sur le moment être un sérieux obstacle.

Mais cet obstacle a été assez rapidement levé puisque en mai 2008, un accord a été conclu avec UNIVERSAL, permettant à Deezer de diffuser le catalogue de la maison de disques contre rémunération. Deezer a donc signé un accord avec la SACEM, SONY BMG (octobre 2007), UNIVERSAL (mai 2008) et WARNER (septembre 2008), en plus de labels indépendants. Le seul qui manque à l’appel est EMI, qui n’a donc pas encore signé avec Deezer de contrat de diffusion.
En effet, ce qui distingue Deezer des autres sites de peer-to-peer et de streaming est qu’il a obtenu l’autorisation des auteurs et ayants droit pour la diffusion de la musique.

Vous avez besoin d'un avis personnalisé
ou d'une aide juridique ?

Contactez-nous
Droit & Technologies
close

Ce site n'utilise que des cookies strictement nécessaires à son fonctionnement, qui ne nécessitent pas de consentement de votre part. Bonne visite.

OK