Les surfeurs du monde entier expriment leur colère face aux opérateurs de télécommunications, en dénonçant des tarifs d’accès à Internet excessifs. Ces prix exorbitants non seulement enrichissent les entreprises, mais freinent également l’avancement technologique des pays concernés. Des villes comme Montréal, où l’accès à Internet est quasi gratuit, connaissent un essor remarquable du réseau, tandis que d’autres, comme la Belgique, risquent de payer cher leur retard en matière de connectivité. La Commission européenne a même soulevé cette problématique, soulignant les conséquences économiques d’une telle situation. Des mouvements de grève ont éclaté dans plusieurs pays, dont la France, l’Espagne et la Suisse, pour inciter les opérateurs à réduire leurs tarifs. En France, la question est débattue à l’Assemblée nationale, où le président Laurent Fabius met en garde contre les risques de retard technologique. En Belgique, une nouvelle association d’internautes mécontents, l’IBEC, a vu le jour, portant des revendications claires : l’instauration d’un forfait Internet abordable, la garantie d’un débit minimum, et le développement d’infrastructures pour un accès rapide et diversifié à Internet. L’IBEC plaide également pour l’accès gratuit à Internet dans les espaces publics, tels que les bibliothèques et les écoles, afin de garantir que chaque citoyen puisse bénéficier des opportunités offertes par le numérique.
Les motifs de colère
Un peu partout dans le monde, les surfeurs sont en colère contre les opérateurs de télécommunications, à qui ils reprochent de pratiquer des tarifs trop élevés de connexion à Internet.
Ces tarifs prohibitifs ont une double conséquence :
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ils augmentent le profit des opérateurs sur le dos des internautes;
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les pays concernés accusent comme par hasard un retard important en matière d’Internet. Plusieurs observateurs relèvent en effet que le réseau explose dans les villes dans lesquelles l’accès est gratuit ou presque (Montréal et plusieurs villes américaines par exemple).
Et plusieurs voix de s’élever pour dire que la Belgique paiera cash son retard en ratant la manne économique que représente le réseau. Il est en effet certain que le coût téléphonique de la connexion est un frein considérable à l’essor d’Internet en Belgique.
La commission européenne n’est d’ailleurs pas insensible au problème. Dans son rapport du mois de novembre 1998 sur la libéralisation, le commissaire Van Miert attirait l’attention sur le problème des tarifs de connexion.
Les manifestations de colère
Plusieurs pays ont connu des mouvements de grève sur le réseau, pour contraindre les opérateurs à revoir leur tarif : France, Espagne, Suisse, … pour ne citer que ceux là.
En France, le problème est évoqué au niveau de l’Assemblée Nationale par son président Laurent Fabius, en raison précisémment des risques de retard que font courir au pays ces tarifs trop élevés.
La Belgique aussi
En Belgique, une association des internautes mécontents a vu le jour ( IBEC).
Parmis ses revendications :
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mise en place d’un forfait pour les communications internet, garantie d’un flux minimum pour les internautes,
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création d’une politique d’investissement pour le développement d’accès rapides à internet (ADSL, câble, onde radio, satellite, …),
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création d’une politique d’investissement pour le développement de techniques alternatives de connexion à internet (câble, onde radio, satellite, …),
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création d’espace internet (Maison Communale, bibliothèque, …) permettant un accès internet gratuit pour tous,
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l’accès internet gratuit dans les écoles, collèges et instituts.
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