La portabilité des numéros téléphoniques, approuvée par le Conseil des Ministres le 17 septembre 1999, marque une étape clé dans la libéralisation des télécommunications en Belgique. À partir du 1er janvier 2000, les clients souhaitant changer d’opérateur pourront conserver leur numéro de téléphone, éliminant ainsi la crainte de devoir informer leur entourage d’un changement. Ce dispositif répond à un besoin fondamental d’adhésion des abonnés aux nouvelles offres, facilitant la transition vers des opérateurs plus compétitifs. En outre, cette initiative pourrait évoluer pour permettre la portabilité lors de déménagements, évitant ainsi le désagrément de devoir changer de numéro pour de simples changements d’adresse. À long terme, l’objectif est d’offrir à chaque citoyen un numéro personnel qui le suivrait tout au long de sa vie, bien que cela soulève des questions sur la surveillance et la vie privée, rappelant des thématiques orwelliennes. Le projet d’arrêté royal prévoit une mise en œuvre progressive, avec Belgacom s’engageant à convertir un minimum de 90 numéros par jour à partir du 1er février 2000, augmentant ce nombre pour répondre à la demande du marché d’ici mai 2000. Parallèlement, d’autres mesures ont été adoptées pour accélérer la libéralisation des télécoms, notamment l’exploitation des lignes louées et la création d’une Chambre pour l’interconnexion, afin de rattraper le retard du pays dans ce domaine.
Le Conseil des Ministres du 17 septembre 1999 a approuvé un projet d’arrêté royal fixant le début de la mise en oeuvre de la portabilité des numéros téléphoniques au 1er janvier 2000.
Pour rappel la portabilité signifie que tout client qui désire changer d’opérateur téléphonique pourra conserver le numéro de téléphone qui lui a été attribué. Les abonnés hésitent en effet avant de changer d’opérateur si cela signifie qu’ils doivent avertir tout leur entourage que leur numéro d’appel a changé. La portabilité est donc en quelque sorte le corollaire indispensable de la libéralisation des télécoms.
Dans un second temps, la portabilité pourrait aussi s’appliquer dans certains cas de changement d’adresse (qui n’a pas été surpris en déménageant de quelques centaines de mètres à peine de devoir changer de numéro et avertir toute la clientèle ?).
A terme, la portabilité totale permettrait à chaque citoyen de recevoir un numéro d’appel personnel qui le suivrait toute sa vie. De nombreux observateurs signalent avec un certain bon sens que l’enfer décrit par Georges Orwell dans 1984 n’est pas loin : dans cette société ou chacun recevrait en cadeau de naissance son numéro personnel d’abonné, celui qui oserait en changer pour une raison personnelle serait immédiatement considéré comme suspect ou ayant quelque chose à cacher).
Le projet d’arrêté royal prévoit une introduction en deux temps : à partir du 1er février 2000, Belgacom convertira au minimum 90 numéros par jour ouvrable. A partir du 1er mai 2000, le nombre de numéros convertis par Belgacom devra être suffisant pour couvrir les besoins du marché.
Le conseil des ministres a également adopté divers autres textes dans le but d’accelérer la libéralisation des télécoms dans laquelle le pays est en retard (la Commission europenne vient du reste de saisir la Cour Européenne à ce sujet). Ces textes portent sur :
- l’exploitation des lignes louées,
- les principes comptables
- et la création de la Chambre pour l’interconnexion.
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