Le 19 août a marqué une étape décisive dans l’affaire Grokster, suite à l’appel déposé contre la décision de la Cour de Californie rendue le 25 avril 2003. La Cour d’Appel devait se pencher sur la responsabilité des distributeurs de logiciels peer-to-peer (p2p) face aux allégations de violation des droits d’auteur. Selon le jugement, le logiciel p2p, capable d’une utilisation non contrefaisante significative, ne rend les distributeurs responsables que s’il est prouvé qu’ils avaient une connaissance raisonnable de fichiers spécifiques enfreignant les droits d’auteur et qu’ils n’avaient pas agi pour empêcher cette violation. La Cour a souligné que la « non-action » de modifier des logiciels sur l’ordinateur d’un utilisateur tiers ne peut pas être assimilée à la suppression d’un fichier sur son propre appareil. En ce qui concerne la responsabilité vicariante pour violation des droits d’auteur, la Cour a noté qu’une obligation de modification sur son propre système est fondamentalement différente de celle d’agir sur le système d’autrui. En raison de la structure décentralisée des réseaux p2p, des entreprises comme Grokster et KaZaA n’ont pas le pouvoir de contrôler l’utilisation de leur logiciel par les utilisateurs. Cette décision représente un revers majeur pour l’industrie musicale, qui voit ses arguments unanimement rejetés. Actuellement, les logiciels p2p ne peuvent pas être déclarés illégaux selon la législation en vigueur.
On August 19 the appeal on the (in)famous Grokster case of the District Court of California (April 25, 2003) has been filed. The Court of Appeal was to decide on the alleged liability of p2p software distributors.
Regarding the contributory copyright infringement claim, the Court ruled, as p2p software is capable of substantial noninfringing uses, that such distributors can only be held liable when proven that they had reasonable knowledge of specific infringing files and that they had failed to act on that knowledge to prevent infringement. However,
“Failure” to alter software located on another’s computer is simply not akin to the failure to delete a filename from one’s own computer, to the failure to cancel the registration name and password of a particular user from one’s user list, or to the failure to make modifications to software on one’s own computer
The Court reasoned similarly regarding the vicarious copyright infringement claim :
a duty to alter software and files located on one’s own computer system is quite different in kind from a duty to alter software located on another person’s computer
Due to the decentralized structure of p2p networks, providers of software such as Grokster and KaZaA are in no position to control the users of their software.
Yet again the music industry suffers a major setback. Case law unanimously rejected the industry’s arguments. p2p software cannot be ruled illegal. Under present laws that is.
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