La dématérialisation des procédures de passation de marchés publics représente une avancée majeure dans l’intégration des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) au sein des pratiques administratives. L’essor des outils numériques facilite l’échange d’informations entre les administrations et les fournisseurs, rendant les processus plus fluides et accessibles. Le récent code des marchés publics a même consacré le principe de la passation dématérialisée, bien que les modalités exactes restent encore à définir. D’un point de vue technique, cette transformation implique la mise en place de systèmes de transmission de données numériques, permettant des interactions bilatérales sécurisées entre les différents acteurs. Cela inclut la création d’espaces virtuels pour les offres publiques, la numérisation des formulaires de candidature et le développement d’un réseau informatique robuste. Sur le plan juridique, des questions cruciales se posent concernant la légalité de ces nouvelles pratiques, notamment la forme des contrats, la validation des signatures numériques et le contrôle exercé par les autorités compétentes. Bien que le projet de numérisation des marchés publics soit prometteur, il reste encore à concrétiser, tant sur le plan législatif que technique. Ce mémoire explore de manière prospectif les défis et les solutions envisageables pour réussir cette transition vers un système plus digitalisé, tout en garantissant la sécurité juridique et l’efficacité des transactions dans un environnement virtuel en pleine expansion.
La dématérialisation des procédures de passation de marchés publics est un thème qui s’inscrit logiquement dans l’actualité du développement des Nouvelles Technologies de l’Internet et de la Communication (NTIC) et dans la perspective de leur application aux procédures de passation de marchés publics.
En effet, avec l’essor des moyens informatiques de communication liés à l’Internet, et du fait de leur souplesse d’utilisation, notamment par la numérisation et l’informatisation des procédés d’échange de données via Internet, ainsi que du commerce « online » interprofessionnel ou « B2B » (« Business to Business ») ; il est dans la suite logique des choses d’envisager l’application de tels modes d’échanges de données dans les procédures actuelles de passation de marchés qui, elles aussi, génèrent des échanges de données telle que la publicité des offres publiques, l’échanges de formulaires administration-candidats et autres dossiers de candidature…
Cela relève d’autant plus de l’actualité, que le nouveau code des marchés publics, suite à la reforme du , a admis un principe général de recours à une passation de marchés publics sous une forme dématérialisée, en son article 56.
Cependant, le texte demeure muet quant aux modalités de ce recours.
Concrètement, au regard des (télé)procédures de passation de marchés publics, à quoi cela va-t-il ressembler ?
Dans une première analyse, technique, cela va correspondre à l’élaboration et à la mise en œuvre, par l’administration, de modes de transmission de données numériques bilatérales, entre ses administrations centrales ou déconcentrées et ses fournisseurs, à l’échelle nationale et transfrontalière (notamment avec les entreprises ressortissant de la Communauté, mais aussi avec les sociétés relevant de pays tiers), à la formation précontractuel d’un marché public ; avec tous les aspects techniques que cela comporte : mise en place d’un espace virtuel d’offres publiques de passation de marchés, numérisation des formulaires de passation, création d’un réseau informatique sécurisé de type « B2B », informatisation corrélative des administrations centrales ou déconcentrées, ainsi que des acteurs publics locaux décentralisés ; mise en place de structures pouvant accueillir de tels réseaux informatiques …
De même, concernant l’aspect non plus technique mais juridique, cela va aussi correspondre à la question de la légalité de tels procédés ; à la question de la forme des contrats et de la preuve du consentement des cocontractants du marché pour des procédures d’ordinaire écrites ; à la numérisation de la signature juridique ; au contrôle de légalité exercé par le préfet pour les marchés publics numériques locaux ; à la sécurité juridique des transactions dans le cadre virtuel de l’internet…
Le projet est certes ambitieux, étant donné que la numérisation des marchés publics n’est, pour l’instant, qu’à l’état de projet en voie d’élaboration et que, la cadre législatif et réglementaire n’en est lui aussi qu’au stade des prémices.
Le présent mémoire a donc été élaboré sous un angle prospectif, dans lequel ont été soulevés la majeure partie des problèmes posés par la numérisation des marchés publics, auxquels j’ai tenté d’apporter des réponses juridique… et technique.
Annexes
dematerialisation procedure marches publics
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