Ses contributions sur Droit & Technologies

Pénal

Les détenus peuvent-ils exiger un accès à Internet ?

La CEDH n’impose pas une obligation générale de fournir aux détenus un accès à Internet ou à des sites Internet. Pour autant, en fonction des cas particuliers, le refus de l’administration de laisser un détenu qui ne présente pas de dangerosité particulière accéder à des informations spécifiques, peut violer l’article 10 de la Convention.

image de l'article logo de Droit & Technologie Droit & Technologies
Pénal

Espionner les mails de son conjoint peut constituer un acte de violence conjugale

La CEDH considère que la violence domestique n’est pas limitée aux seuls faits de violence physique mais inclut, entre autres, la violence psychologique ou le harcèlement. Elle juge que la cyberviolence est un aspect de la violence à l’encontre des femmes et des filles et peut se présenter sous diverses formes dont les violations informatiques de la vie privée, l’intrusion dans l’ordinateur de la victime et la prise, le partage et la manipulation des données et des images, y compris des données intimes.

image de l'article logo de Droit & Technologie Droit & Technologies
Presse & médias

Nouveau dossier en ligne : comment concilier le contrôle des contenus et la liberté d’expression ?

Rédige un résumé fluide et bien structuré de l’article suivant, d’une longueur comprise entre 220 et 250 mots : Nous avons le plaisir d’annoncer la mise en ligne d’un nouveau dossier, consacré à l’exercice périlleux que constitue le contrôle des contenus sur l’internet tout en respectant le droit fondamental à la liberté d’expression prévu par la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). Bien que la Cour européenne des droits de l’homme n’ait pas encore eu, à l’heure actuelle, l’occasion de se prononcer sur l’application de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) dans le contexte d’Internet, cette disposition, qui garantit le droit à la liberté d’expression, peut être une source de régulation en matière de contrôle des contenus circulant sur le réseau des réseaux : pornographie, pédophilie, racisme, mais également opinions politiques diverses, informations économiques, fausses rumeurs, informations diffamantes… Au-delà de la simple transposition de principes jurisprudentiels établis, l’application de l’article 10 au nouveau média exige que soient prises en compte ses caractéristiques particulières : la relative faiblesse des coûts, le caractère transnational, l’anonymat derrière lequel peut facilement s’abriter l’internaute, les enjeux économiques liés à la convergence provoquée par l’avènement du numérique, et le rôle central des intermédiaires techniques, véritables gardiens de l’accès aux autoroutes de l’information. Il convient également de prendre en considération la portée du nouveau média : le réseau des réseaux évolue en effet vers un forum public à l’échelle mondiale. Dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, la société démocratique constitue le critère ultime de référence permettant aux magistrats de trancher les conflits relatifs à la liberté d’expression : les mesures d’ingérence dans la liberté d’expression sont évaluées à cette aune. Ainsi, par exemple, la Cour a conféré à la presse une protection particulière, car l’information du public sur tout thème d’intérêt général constitue une caractéristique majeure de l’Etat de droit. Ainsi également, la liberté d’expression s’étend aux opinions qui « choquent, heurtent ou inquiètent », car il n’est point de société démocratique sans pluralisme et tolérance. Par le biais de la notion de « juridiction » au sens de l’article 1 de la CEDH, la protection de la liberté d’expression s’étend, pour les 43 Etats membres du Conseil de l’Europe, au-delà des frontières nationales ; elle ne souffre pas d’être évincé par une norme issue d’un ordre juridique externe, qu’il soit étranger ou communautaire. L’importance d’Internet pour la société démocratique devrait conduire les magistrats de Strasbourg à donner aux exceptions à la liberté d’expression sur Internet une interprétation restrictive. Les intermédiaires techniques (fournisseurs d’accès, hébergeurs…), dont la collaboration est nécessaire à l’exercice d’un contrôle effectif des contenus circulant sur le Net, assument une responsabilité particulière dans ce contexte, que le droit ou les juges leur assignent : toutefois, l’article 10 de la CEDH s’oppose à ce que ces personnes privées s’érigent en censeurs des informations diffusées sur le réseau. Pareillement, le pluralisme des opinions circulant sur le Net pourrait être menacé par les phénomènes de concentration entre vendeurs de contenus et fournisseurs d’accès : certaines mesures positives pourraient s’imposer aux autorités étatiques. En toute hypothèse, la liberté d’expression demeure un devoir pour l’Etat, sous peine de sanction par la Cour. Le dossier, qui se compose de 36 pages, est signé Pierre-François Docquir, avocat au barreau de Bruxelles et assistant au Centre de Philosophie du Droit (Université Libre de Bruxelles. Le dossier est accessible en cliquant ici.

logo de Droit & Technologie Droit & Technologies
Presse & médias

Concilier le contrôle des contenus sur l’internet et le droit fondamental à la liberté d’expression …

Rédige un résumé fluide et bien structuré de l’article suivant, d’une longueur comprise entre 220 et 250 mots : Bien que la Cour européenne des droits de l’homme n’ait pas encore eu, à l’heure actuelle, l’occasion de se prononcer sur l’application de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) dans le contexte d’Internet, cette disposition, qui garantit le droit à la liberté d’expression, peut être une source de régulation en matière de contrôle des contenus circulant sur le réseau des réseaux : pornographie, pédophilie, racisme, mais également opinions politiques diverses, informations économiques, fausses rumeurs, informations diffamantes… Au-delà de la simple transposition de principes jurisprudentiels établis, l’application de l’article 10 au nouveau média exige que soient prises en compte ses caractéristiques particulières : la relative faiblesse des coûts, le caractère transnational, l’anonymat derrière lequel peut facilement s’abriter l’internaute, les enjeux économiques liés à la convergence provoquée par l’avènement du numérique, et le rôle central des intermédiaires techniques, véritables gardiens de l’accès aux autoroutes de l’information. Il convient également de prendre en considération la portée du nouveau média : le réseau des réseaux évolue en effet vers un forum public à l’échelle mondiale. Dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, la société démocratique constitue le critère ultime de référence permettant aux magistrats de trancher les conflits relatifs à la liberté d’expression : les mesures d’ingérence dans la liberté d’expression sont évaluées à cette aune. Ainsi, par exemple, la Cour a conféré à la presse une protection particulière, car l’information du public sur tout thème d’intérêt général constitue une caractéristique majeure de l’Etat de droit. Ainsi également, la liberté d’expression s’étend aux opinions qui « choquent, heurtent ou inquiètent », car il n’est point de société démocratique sans pluralisme et tolérance. Par le biais de la notion de « juridiction » au sens de l’article 1 de la CEDH, la protection de la liberté d’expression s’étend, pour les 43 Etats membres du Conseil de l’Europe, au-delà des frontières nationales ; elle ne souffre pas d’être évincé par une norme issue d’un ordre juridique externe, qu’il soit étranger ou communautaire. L’importance d’Internet pour la société démocratique devrait conduire les magistrats de Strasbourg à donner aux exceptions à la liberté d’expression sur Internet une interprétation restrictive. Les intermédiaires techniques (fournisseurs d’accès, hébergeurs…), dont la collaboration est nécessaire à l’exercice d’un contrôle effectif des contenus circulant sur le Net, assument une responsabilité particulière dans ce contexte, que le droit ou les juges leur assignent : toutefois, l’article 10 de la CEDH s’oppose à ce que ces personnes privées s’érigent en censeurs des informations diffusées sur le réseau. Pareillement, le pluralisme des opinions circulant sur le Net pourrait être menacé par les phénomènes de concentration entre vendeurs de contenus et fournisseurs d’accès : certaines mesures positives pourraient s’imposer aux autorités étatiques. En toute hypothèse, la liberté d’expression demeure un devoir pour l’Etat, sous peine de sanction par la Cour.

logo de Droit & Technologie Droit & Technologies
close