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Responsabilité des fournisseurs d’accès – USA

La décision de la Cour Suprême des États-Unis, rendue le 22 juin 1998, a créé un précédent majeur en matière de responsabilité des fournisseurs d’accès à Internet. Dans cette affaire, la cour a jugé qu’America Online (AOL) n’était pas responsable des préjudices subis par une victime d’un canular diffusé sur son « bulletin board ». La Cour a établi que les fournisseurs d’accès ne peuvent être tenus responsables des contenus publiés par des tiers, qu’ils en aient connaissance ou non. Cette décision souligne l’importance de protéger les plateformes numériques contre des litiges liés à des informations diffusées par leurs utilisateurs. En réponse à une demande d’étudiants d’une université islamique, AOL a pris l’initiative de supprimer un site qui contenait des parodies du Coran, agissant ainsi en tant que « bon samaritain ». Cette action témoigne de la responsabilité sociale que certaines entreprises peuvent choisir d’exercer, même si cela ne les rend pas légalement responsables des contenus hébergés sur leurs serveurs. Cependant, AOL a choisi de ne pas divulguer l’identité des auteurs des textes considérés comme diffamatoires, soulevant des questions sur la liberté d’expression et la protection des utilisateurs en ligne. Cette décision de la Cour Suprême illustre donc les tensions entre la liberté d’expression, la responsabilité des plateformes et la nécessité de protéger les individus contre les abus en ligne.

Le flash info du 23 juin du site legalis (http://www.legalis.net/jnet/) signale un arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis du 22 juin 1998, confirmant que America OnLine (AOL) n’est pas responsable du préjudice subi par la victime d’un canular perpétré via son « bulletin board ».

La Cour a considéré que les fournisseurs d’accès, qu’ils connaissent ou non le contenu diffamatoire des messages, ne sont pas responsables des informations émanant de tiers. Aussi, lorsqu’un fournisseur d’accès supprime volontairement les annonces diffusées sur son serveur, il agit en « bon samaritain ». C’est donc en bon samaritain que AOL, déférant à la demande d’étudiants d’une université islamique, a fermé le 23 juin un site comportant des parodies du Coran. AOL a toutefois refusé de communiquer l’identité des auteurs des textes diffamatoires.

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