Felix Somm, ancien responsable de Compuserve en Allemagne, a été récemment condamné par un tribunal de Munich à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 100 000 marks pour la diffusion de contenus pédophiles, zoophiles et violents. Ce verdict fait suite à une affaire qui remonte à 1995, lorsque les autorités allemandes ont contraint Compuserve à filtrer l’accès à environ 200 sites et forums jugés inappropriés. Après une suspension temporaire de son service, Compuserve avait décidé de rétablir l’accès complet, arguant qu’il était impossible de trier tous les contenus disponibles — un argument soutenu par un expert de l’Office fédéral pour la sécurité des techniques d’informations. Cependant, la décision du tribunal a déclenché un tollé au sein de l’association allemande des fournisseurs d’accès, qui considère cette condamnation comme une hérésie tant sur le plan technique qu’économique. Ils craignent que ce jugement n’instaure un précédent dangereux pour la liberté d’accès à l’information sur Internet. Des rumeurs circulent également concernant un appel déjà interjeté par Somm. Cette affaire soulève des questions cruciales sur la responsabilité des fournisseurs d’accès et les limites de la censure en ligne, illustrant ainsi les tensions entre sécurité et liberté d’expression dans le monde numérique contemporain.
Felix Somm, l’ancien responsable de Compuserve Allemagne a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à 100.000 marks d’amende par un tribunal de Munich. Il comparaissait pour diffusion de messages à caractère pédophile, zoophile et violent.
L’affaire remonte à 1995 lorsque les autorités allemandes ont forcé Compuserve à sélectionner les informations accessibles en vue d’empêcher l’accès à environ 200 sites ou forums litigieux. Après quelques semaines de suspension totale du service, Compuserve avait rétabli intégralement la connexion, argumentant qu’il lui est impossible de trier l’ensemble des sites et forums auxquels elle donne accès (argument du « tout ou rien »).
La position de Compuserve a été confirmé par un expert de l’Office fédéral pour la sécurité des techniques d’informations.
La cause semblait ainsi entendue jusqu’à ce que ce jugement surprenant n’en décide autrement. L’association allemande des fournisseurs d’accès crie au scandale et à l’hérésie technique et économique. Selon certaines rumeurs, l’appel aurait déjà été interjeté.
Infos dans nos actualités précédentes.
Voir également http://gaytoday.badpuppy.com/garchive/tech/042197te.htm
Vous avez besoin d'un avis personnalisé
ou d'une aide juridique ?